Publié dans Société

Ras-le-bol envers le collectif des candidats - Mobilisations instantanées de citoyens 

Publié le lundi, 09 octobre 2023

Ras-le-bol. C'est le message véhiculé par des citoyens lors des manifestations instantanées, visibles un peu partout dans la ville, hier en milieu de journée. Plusieurs centaines de personnes ont agité des banderoles et des pancartes dans plusieurs Arrondissements de la Capitale. Voilà ce que l'on pouvait voir sur les photos et les vidéos de ces manifestations qui ont circulé en ligne. Une marche instantanée au cours de laquelle ces citoyens ont exprimé leur ras-le-bol face aux manœuvres du collectif des candidats. 

En effet, alors que le processus électoral pour l'élection présidentielle est en branle, onze prétendants à Iavoloha regroupés au sein du collectif des candidats continuent leur entreprise de déstabilisation pour arriver à faire reporter l'élection. Les marcheurs ont lancé hier un cri d'alarme et ont appelé à l'apaisement. Une marche de colère pour demander à ce qu'ils puissent vaquer à leurs occupations quotidiennes dans la sérénité. Mais surtout pour demander à ce qu'ils respectent le droit garanti par la Constitution, notamment le fait que chaque citoyen puisse élire son Président au suffrage universel. Ces manifestants rappellent que la démocratie repose sur le droit de manifester mais également par le droit fondamental de chaque citoyen à exprimer sa volonté par le biais du vote. 

Cependant, pour que ce processus démocratique fonctionne de manière optimale, il est essentiel que tous les acteurs politiques contribuent à créer un environnement propice à des élections dans l'apaisement. A l'heure actuelle pourtant, ce ne sont pas tous les candidats qui participent à instaurer ce climat propice. Un manifestant à Ambanidia dit être conscient que la période électorale est propice aux tensions, mais appelle les acteurs politiques et les citoyens à faire preuve de retenue, à éviter les propos provocateurs et à respecter les principes démocratiques. Un autre consent volontiers à dire que le débat politique est le socle de toute démocratie mais soutient que cela doit se tenir dans un contexte de respect mutuel et de tolérance. D'autres insistent sur l'importance de la paix, la stabilité et de l'unité du pays dans le contexte qui prévaut aussi bien au niveau national qu'international. 

Tous affirment leur opposition à la déstabilisation et à la division. Les élections libres sont un pilier fondamental d'une société démocratique, soutiennent d'autres, rejetant l'ambition de certains acteurs politiques visant à arrêter le processus en cours. Ils estiment que la période actuelle doit au contraire servir à montrer l'engagement de ces candidats en faveur de la démocratie. Dans l'après-midi, la ville était revenue à un calme précaire. Mais certains de ces manifestants promettent déjà de nouvelles manifestations dans le cas où ils ne sont pas entendus. 

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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